Atelier de juin 2008
Séminaire de réflexion collective
30 juin, 1er et 2 juillet
ATP dirigée Contribution scientifique et méthodologique à l’initiative internationale Observatoire des Agricultures du Monde.
La proposition est d’organiser un séminaire de réflexion ouvert sur des compétences extérieures au Cirad nous permettant d’avancer collectivement dans la construction d’une problématique autour de trois enjeux scientifiques auxquels nous devrons tenter d’apporter des réponses articulées.
L’organisation de l’atelier en trois journées découle des constats suivants qui seront traités séquentiellement avec le souci de faire le lien entre les thématiques correspondantes.
1. Représenter les réalités agraires au début du XXIème siècle, journée du 30 juin
Nos représentations collectives des secteurs agricoles, des catégories de producteurs et de leurs dynamiques socio-économiques ne correspondent plus forcément aux réalités présentes. Ces représentations sont maintenant datées et la faiblesse des dispositifs statistiques ajoutée au déficit de recherches de base sur les dynamiques des systèmes productifs font que les décisions de politiques publiques sont prises en l’absence de vision claire des secteurs, des possibles gagnants ou perdants des changements à l’œuvre dans le cadre de politiques de libéralisation ou d’interventions publiques.
2. Vers une appréhension intégrée des performances des systèmes productifs agro-alimentaires intégrant les ressources globales, journée du 1er juillet
La croissance des inégalités et des interdépendances économiques, sociales et environnementales, la raréfaction des terres et des ressources naturelles (renouvelables et non renouvelables) à l’échelle de la planète font que l’on ne peut plus aborder la question des performances des systèmes productifs agricoles et agro-alimentaires de manière conventionnelle comme ce fut le cas durant les « Trente glorieuses » après la seconde guerre mondiale. La mise en concurrence d’agricultures aux productivités variant de 1 à 2000 sur des marchés partiellement mais de plus en plus fortement unifiés alors que ni les coûts en ressources naturelles renouvelables ou non renouvelables, ni les coûts sociaux, ni les impacts environnementaux ne sont pris en compte impose de revoir les critères d’appréciation des performances des systèmes pour intégrer des dimensions et des indicateurs liés aux effets de ces systèmes productifs sur les ressources et les enjeux globaux.
3. Quels dispositifs d’observation rénovés pour rendre-compte de ces nouvelles réalités ? Quelle participation des acteurs à la conception et à la gestion de ces dispositifs dans la durée ? Journée du 2 juillet
Les dispositifs d’information existant (bien que mobilisant parfois des moyens importants y compris dans la durée) ne permettent actuellement pas de rendre compte des deux dimensions précédentes :
o la reconstruction et l’indispensable évolution des représentations des dynamiques socio-économiques au sein des systèmes productifs agro-alimentaires ;
o la capacité de comparaison des performances des systèmes productifs sur la base d’une appréciation intégrée de celles-ci.
Plus encore, la conception même de ces dispositifs d’information est datée, dissociant entités de conception, de production et de diffusion des informations d’une part et « objets » et « sujets » - les agriculteurs dans toute leur diversité – de ces dispositifs n’ayant aucune prise sur les choix, les orientations et ne pouvant en conséquence les mobiliser dans les négociations de politiques publiques les concernant.
© CIRAD - 2008 - Tous droits réservés. - Informations légales - page mise à jour : 21/07/2008
